Mad Max Fury Road : un belle partie de jantes en l’air

Le 28 février 2016 se tenait à Los Angeles la 88eme cérémonie des Oscars. Un film était inévitable : Mad Max Fury Road, 4eme film d’une saga culte des années 80.

Il s’agit de films australiens d’anticipation dystopique réalisés par George Miller. Le monde subit un état de chao. La société est violente, les criminels gouvernent le monde. Ici, l’or c’est essence et l’eau la vie.
Dans ce volet plus question de Mel Gibson, c’est l’acteur Tom Hardy qui endosse le rôle de Max. Un nouveau personnage apparaît : Furiosa, voulant sauver les “femmes pondeuses” du leader tyrannique Immortan Joe. Une course poursuite haletante en bolide commence entre elle et ses hommes de main.
4 récompenses pour la photographie, 5 pour le décor, 4 pour les costumes et maquillages et 1 récompense pour les effets visuels. Le travail photographique de ce film en fait un véritable chef d’oeuvre grâce au travail de Russell De Rozario, Colin Gibson, Jenny Beavan et John Seale.

Mad Max alterne entre prise de vue réelle réalisée en Namibie et en studio. On se retrouve dans un monde post-apocalyptique au milieu d’un désert de poussière et de sang. La tension est palpable, les couleurs sont intenses. Nos yeux sont agressés par un orange rouillé prédominant dans la majeur partie du film. Il ne se laisse dominer uniquement lors de la nuit tombée par un bleu quasi aveuglant. Ces contrastes de couleurs vives ont un impact sur notre ressenti : nuit et jour, le film ne nous laisse aucune pause, un stress est permanent que ce soit visuel ou sonore.

L’ambiance est lourde, l’accent est mis sur les notes graves et sourdes. La musique est très présente aussi bien pour nous que pour eux. Durant cette longue course poursuite un guitariste au style décalé et rock’n’roll les accompagne. Chaque scène d’action est ponctuée par des riffs stridents qui nous font tressaillir. Hormis cette musique, tous les bruits extérieurs sont intensifiés : les moteurs, les impacts sur l’acier et les explosions nous immergent dans ce cauchemar.

Ce film, nous le vivons à 100 à l’heure et pour créer cet effet le réalisateur n’hésite pas à accélérer les plans : les nuages défilent au-dessus de notre tête, les mouvements sont accentués, plus la scène est intense, plus les couleurs sont violentes. Les personnages sont bestials dans la gestuelle et dans leur apparence. Les tribus sont rapidement identifiables au niveau du maquillage et au niveau vestimentaire. Les hommes de main du tyran sont complètement blancs tandis que les hommes des montagnes sont couverts de la tête au pied d’un style tribal. Furiosa, personnage charismatique qui se démarque dans ce monde masculin, avec un style qui lui est propre. Cheveux courts, maquillage noir cachant ses yeux, tenue de guerrière et main mécanique font d’elle une figure invincible.
Tous ces éléments font Mad Max. Un film unique qui se distingue par son visuel et son ambiance. Qu’on soit un adepte des bolides ou simplement curieux, Fury Road vous coupera le souffle et vous en prendrez plein les yeux. Une belle partie de jantes en l’air !
Si vous n’avez toujours pas eu votre dose de sensation forte sachez qu’une suite est en préparation et révélera le passé de Furiosa (source : http://www.syfy.fr) et pour les plus pressés, on vous conseille d’aller jeter un oeil à Blade Runner 2049 pour son identité visuelle qui vous laissera pas indifférent.